La communauté, lieu de vie

La mission de L’Arche de Jean Vanier est de faire connaître le don des personnes ayant un handicap mental à travers une vie partagée et de leur permettre de prendre leur juste place dans la société. Pour en savoir sur l'identité et la mission de L'Arche

Pour développer ses capacités et ses dons et se réaliser, chaque personne a besoin d'un milieu dans lequel elle puisse s'épanouir. Elle a besoin de tisser des liens avec d'autres au sein d'une famille ou d'une communauté. Elle a besoin de vivre dans la confiance, la sécurité, l'affection réciproque. Elle a besoin d'être reconnue, acceptée, soutenue par des relations chaleureuses et vraies.
Extrait de la Charte de L'Arche.

mosaique La communauté est un moyen privilégié pour permettre aux personnes ayant un handicap mental de prendre leur place dans la société. C’est à la fois un lieu, représenté principalement par des foyers, maisons de taille familiale où sont accueillies les personnes ayant un handicap, et un réseau relationnel autour de la personne ayant un handicap qui permet cette vie ensemble ou « vie communautaire ».

 

Au cœur de la communauté : la vie en foyer

Les habitants du foyer GimboLa vie communautaire, c’est la vie quotidienne partagée avec les personnes ayant un handicap mental qui privilégie la vie en foyers, maisons où des personnes célibataires, les assistants, font le choix de vivre avec des personnes ayant un handicap pendant une durée allant de quelques mois (volontaires) à de nombreuses années (salariés).

Chaque communauté regroupe plusieurs foyers, où 6 à 10 personnes avec un handicap accompagnées par 3 à 5 « assistants », vivent ensemble.
Dans le foyer, chacun a sa chambre, mais tous se retrouvent, comme dans une famille, pour les repas, les réunions de foyers, les célébrations (anniversaire, fêtes…), dans les espaces communs (le salon, la cuisine, le jardin…).

Au fil des jours partagés, une tradition vivante naît dans le foyer, qui sert de point de référence aux personnes qui y vivent et aide ses membres à s'unifier. C’est alors qu’assistants et personnes handicapées nouent des relations fraternelles, d’amitié réciproque et gratuite. Ensemble ils ont la responsabilité d’assurer le quotidien du foyer (courses, préparation des repas, rangement...). C’est une pédagogie empreinte de la réalité quotidienne avec ses joies et ses difficultés et un long chemin de transformation mutuelle.

Jean-Paul et Sophie à l'AtelierEn journée, selon leurs capacités, les personnes handicapées travaillent soit dans le centre d’activités de jour ou dans un Etablissement et service d’aide par le travail (ESAT, ex-CAT). Chacun est ainsi appelé à reconnaître et développer ses capacités, et trouve à travers le travail épanouissement, fierté et dignité.

 

Les liens communautaires sont aussi nourris par des moments privilégiés (fêtes, repas, célébrations, voyages) ou par des événements marquants (mariages, décès) qui rassemblent tous les membres de la communauté et tracent peu à peu une histoire à la fois personnelle et commune.

Autour des foyers, Un large réseau d’amis

Si elle reste au cœur de la communauté, la vie en foyer ne résume pas toute la vie communautaire. De multiples liens viennent enrichir cette vie quotidienne : liens avec les assistants mariés engagés dans la communauté, liens avec un large réseau d’amis, de bénévoles, qui participent à leur rythme aux activités communautaires. Des liens privilégiés se nouent aussi avec les membres du conseil d’administration et les familles.

 

Une communauté de L'Arche ouverte à la société

Les personnes avec un handicap ont également besoin de s’ouvrir et de s’intégrer à la société qui les environne comme cette société a besoin de découvrir les valeurs fondamentales portées par ces personnes fragiles.
Tout au long de l'année, des visiteurs sont accueillis avec chaleur : des groupes scolaires, des étudiants, des voisins, des familles, des membres des autres communautés, des représentants des pouvoirs publics, soit lors de portes ouvertes, soit le temps d’une journée, à l'occasion d'une soirée.…
Par ces rencontres, une communauté contribue à faire changer le regard sur le handicap et travaille ainsi à rendre la société plus humaine où la relation à l’autre retrouve une place centrale.

Bateau de L'Arche avec la Colombe (dessin)Une communauté, porteuse du projet de L’Arche

Dès sa fondation, chaque communauté de L’Arche comprend trois dimensions distinctes mais inséparables : la dimension communautaire, la dimension professionnelle et la dimension spirituelle. Ces trois dimensions se vivent simultanément dans l’ensemble du fonctionnement et des activités de la communauté. En savoir plus sur le projet de L’Arche et les trois dimensions 

En France, les communautés de L’Arche sont reconnues comme des établissements médico-sociaux, chaque communauté de L’Arche, en France, regroupe plusieurs foyers de vie ou d’hébergement, des lieux communautaires, un atelier d’activités de jour (aussi appelée section occupationnelle) et, parfois, un Etablissement et service d'aide par le travail et un service d’accompagnement à la vie sociale pour les personnes handicapées plus autonomes.